Le Test MBTI – A quoi ça sert ?


Psychologie / mercredi, mai 16th, 2018

 Vous avez entendu parler du Test MBTI et vous ne comprenez pas tout les ressorts ? Vous êtes curieux d’en savoir plus et de découvrir plus en détail ce que recoupent le test et les différents types psychologiques ? Cet article est fait pour vous ! Il présente l’origine et la compréhension des types ainsi que les fonctions et l’application concrète dans la vie quotidienne.

Le MBTI : une origine dès 1920

Le médecin psychiatre suisse Carl Jung a rédigé en 1920 un ouvrage complet s’intitulant « les types psychologiques »  permettant d’analyser les tendances comportementales des individus.

 Il a ainsi classé trois axes :

  1. L’énergie,
  2. L’observation,
  3. La prise de décision.

Dans les années 1950, deux psychologues (Katharine Cook Briggs et sa fille Isabel Briggs Myers) reprennent le travail de Jung avec l’ajout d’un quatrième axe : le comportement des individus dans leur environnement.

Elles ont fait notamment émerger la notion de dynamique des fonctions.

Elles ont également mis au point le MBTI test qui permet de définir une personnalité et ainsi de donner une indication comportementale. Il n’y a ni bien ni mal d’être dans telle ou telle tendance comportementale. C’est une question de compréhension des êtres humains.  

Pour Carl Jung, la règle d’or était qu’il n’y a pas de hasard dans nos comportements.

C’est comment nous sommes construits psychologiquement qui va déterminer notre comportement. 

Ainsi, si l’environnement demande à l’individu d’avoir un certain type de comportement et si ça correspond à sa préférence, il est dans sa zone de confort. A l’inverse, il sera dans une zone d’effort. L’individu peut s’adapter à condition de le vouloir.

2. Le MBTI : quatre axes 

Le premier axe concerne l’orientation de l’énergie :

  1. L’extraverti (E) tire son énergie du monde extérieur. Les extravertis sont à l’aise à l’oral. Ils sont dans l’action puis après dans la reflexion (ils parlent et réfléchissent en même temps). Ce sont des personnes spontanées, parfois impulsives.
  2. L’introverti (I) tire son énergie du monde intérieur. Il réfléchit avant de parler, et notamment des sujets qui l’intéresse. La réserve de l’introverti ne veut pas dire timidité.

Nous avons forcément une préférence entre les deux déclinaisons.

Nous sommes soit E soit I. 

Deuxième axe : Comment j’observe ? 

  1. La sensation (S) concerne des individus analytiques, intéressés par les faits, réalistes et pratiques. Ils raisonnent par étape avec des méthodes éprouvés.
  2. L’intuitif (N) possède une vision globale du monde. Le détail ne l’intéresse pas et il porte son attention sur le champ des possibles. Il est attiré par la nouveauté et il est imaginatif.

Nous sommes donc soit S, soit N. 

Troisième axe : prise de décision :

  1. La pensée logique concerne des personnes justes, fermes sceptiques, critiques et honnêtes : cause à effet. Elles ne se laissent pas influencer.
  2. La pensée sentimentale est liée à une prise de décision découlant des valeurs personnelles. Les personnes sont emphatiques, chaleureuses, tournées vers les autres. Elles sont en recherche d’harmonie en évitant les conflits.

Nous sommes donc soit T, soit F.

Quatrième axe apporté par Myers Briggs :

  1. Le jugement (structure) concerne des personnes qui classent,  qui établissent des planning et qui sont dans la prévision. En règle général, elles anticipent tout dans la vie et font des listes pour s’y retrouver.
  2. Perception (adaptabilité) concerne les personnes qui travaillent à la dernière minute (travail sous pression). Elles sont flexibles, adaptables, souples, capable d’improvisation et font tout au dernier moment.

Nous sommes donc soit J, soit P.

Conclusion : Nous nous constituons d’un « profil de personnalité en 4 lettres ». 

3. Le MBTI : Aller plus loin avec la dynamique des fonctions

Maintenant, nous allons nous intéresser à la dynamique des fonctions. Elle concerne les axes 2 (sensation S et intuition N) et 3 (pensée logique T et sentimentale F).

A l’inverse, elle ne concerne pas les axes 1 et 4.

Exemple : Si on demande à un extraverti de devenir introverti, ce sera impossible. Idem pour l’axe 4, on peut difficilement demander à quelqu’un de structuré de devenir flexible. 

La dynamique des fonctions permet des ajustements comportementales. Autrement dit, nous avons des moyens d’action sur l’axe 2 et 3, c’est-dire qu’on peut développer une pensée logique si on a une pensée sentimentale.

Détail de la dynamique des fonctions :

Fonction dominante (introvertie ou extravertie en fonction de son premier axe) :

Si nous sommes introvertis (I), notre fonction dominante sera introvertie et si nous sommes extravertis, notre fonction dominante sera extravertie. C’est la première fonction, de l’enfance. C’est la fonction préférée du type que s’en sert depuis tout petit. Elle écrase le reste des fonctions. 

Exemple : Je suis INFJ, ma fonction dominante sera introvertie et concernera le sentiment (S). Mais si je suis INFP, ma fonction dominante bien qu’elle soit introvertie concernera l’intuition (N). De même, si je suis ESTP, ma fonction dominante sera extravertie car je suis (E).

 La dynamique des fonctions permet de résoudre des difficultés pour choisir entre deux types apparement proche (INFP et INFJ). 

Fonction auxiliaire (introverti ou extraverti en fonction de son premier axe) :

Elle est la pendante de la fonction dominante. Si nous sommes (INFJ) notre fonction auxiliaire sera extravertie pour compenser la fonction dominante introvertie. De même, si la dominante concerner l’axe 3 (sentiment), la fonction auxiliaire concernera l’axe 2 (intuition). Cette fonction se développe durant l’adolescence.

Exemple : Pour reprendre la différence entre INFJ et INFP. Si je suis INFJ, ma fonction dominante introvertie est sentiment (S) et donc ma fonction auxiliaire extravertie sera intuitive (N). Mais si je suis INFP, ma fonction dominante introvertie est intuitive (N) tandis que ma fonction auxiliaire extravertie est sentimentale (S). 

Fonction tertiaire (l’inverse de l’auxiliaire) :

C’est une fonction développée à l’âge adulte et complémentaire de l’axe de la fonction auxiliaire. Si je suis un extraverti intuitif, je serai donc un introverti sensitif.

Fonction inférieur (l(inverse de la dominante) :

C’est la source de difficulté et le potentiel de croissance qui survient vers 40 ans. Elle est intéressante car elle permet d’avoir un contrôle d’action sur ses quatre fonctions et d’équilibrer la fonction dominante.

Exemple global :

Si je suis ESFJ, je suis extraverti (E). Ma fonction dominante extravertie est la pensée sentimentale (F). Ma fonction auxiliaire introvertie est la sensation (S). Ma fonction tertiaire extravertie est l’intuition (N). Enfin ma fonction inférieur introvertie est T. 

Robin Alves

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Robin : Communiquant sur l'Europe, je pratique la photographie, le sport et je suis passionné par le développement personnel.

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