3 Conseils pour une Communication Non Violente

 

La communication est l’ensemble des interactions avec autrui qui transmettent une quelconque information. La communication non violente met des mots sur ce qui peut augmenter ou diminuer notre bien-être. Pour cela, elle mise sur l’intérêt de bien discerner la différence entre les faits et les jugements. En effet, quand on mélange fait et jugement, notre interlocuteur aura tendance à se replier.

1. L’OBSERVATION ET LE JUGEMENT

L’observation consiste à énoncer le fait en toute objectivité. Par exemple, si votre enfant a raté un contrôle de Français, le fait est qu’il n’a pas bien révisé sa dernière leçon. En aucun cas, qu’il est nul en français et/ou qu’il n’y a arrivera jamais.

Ainsi, si nous devons donner notre avis, car un comportement nous déplaît, il est nécessaire d’énoncer clairement ce à quoi nous réagissons sans y mêler d’évaluation. 

Il est donc préférable de dire « Tu n’a pas laissé traverser le piéton » plutôt que « Tu n’as aucune politesse ». Le deuxième énoncé est une évaluation que l’on pose sur un fait simple. De la même façon, il est plus opportun de dire « Tu t’es levé à 10 H ce matin » plutôt que « Tu passes ton temps à faire des grasses matinées ».

Ce travail de séparation entre les observations et les évaluations nous aide à travailler notre langage et notre communication. Il nous permet d’y voir plus clair. Et aussi, de se rendre compte de l’impact des mots et des formules de phrases.

2. LES SENTIMENTS

Une autre composante de la Communication Non Violente réside dans les sentiments que nous souhaitons transmettre. Pour cela, il est nécessaire d’avoir en sa possession un vocabulaire élargi pour une expression claire et de ne pas se contenter de mots vagues. 

Quand je parle de mots vagues, je me réfère à des mots comme « Je me sens bien » ou « Je suis content ». S’ils expriment certes un sentiment, ils ne permettent pas de procurer une pensée détaillée. Il sera meilleur de dire « Je suis joyeux » ou « Cette idée me remplit de joie ».

Les sentiments sont les boussoles de notre bien et de notre mal être. A nous de pouvoir poser des mots sur ce que nous ressentons. En toute objectivité et dans le respect que nous devons à soi-même.

Voici une petite liste de sentiments bien utile à connaître :

SATISFACTIONNON SATISFAIT
absorbéA cran
à l'aiseaccablé
amicalaffligé
amuséaigri
apaiséangoissé
attendrianxieux
calmebouleversé
captivéchagriné
charméconsterné
émerveillécontrarié
enchantécraintif
épanouicrédule
exaltédéconcerté
fascinédéçu
impliquédéfait
inspirédémuni
joyeuxdésespéré
plein d'entraindéstabilisé
posédévasté
radieuxeffondré
rafraîchieffrayé
réjouiépuisé
sereinfébrile
soulagéfrustré
tendrehostile
tonifiéincertain
touchéinerte
tranquilleinquiet
vibrantirrité
vivifié mal à l'aise
encouragéméfiant
pétillantnerveux
reconnaissantperplexe
fierpréoccupé
en effervescencetendu

En se servant d’un riche vocabulaire, on pourra être plus à l’aise dans l’expression de ses sentiments. Toutefois, il est nécessaire de faire la distinction entre le sentiment et un jugement que l’on peut porter à soi-même. Dire « Je suis nul en math » est une évaluation et non l’énoncé d’un sentiment. Au contraire, « Je suis frustré car je n’arrive pas à faire de l’exerce » exprime davantage son ressenti et son mal-être par rapport à une situation donnée.

3. LES BESOINS

Une autre composante de la Communication Non Violente repose sur le besoin. Nous avons tous des envies que l’on souhaite exprimer. Pour cela, il est important d’accepter la responsabilité de ses besoins et de ses sentiments. Projeter la faute sur les autres ne fera qu’envenimer la situation.

Une astuce dans cet exercice est d’employer le « Je » qui se réfère à notre perception plutôt que le « Tu » qui peut paraître agressif pour autrui. Ainsi, il est préférable de dire « Je me sens triste ce matin parce que je voulais parler de choses qui me tiennent à coeur » plutôt que « Tu m’as énervé(e)e hier, car tu ne m’as pas écouté ». 

Dans ces syntaxes de phrases, vous pouvez utiliser les expressions tels que : « parce que je » ou « je me sens » ou encore « cela me rend ». Le tout est de bien exprimer son sentiment en se basant sur les faits du comportement d’autrui. Cela permet d’éviter la culpabilité et la projection de nos jugements sur les autres.

  • Evitez de dire : Si tu vas en faculté de droit, je serais content(e)
  • Préférez : Quand je vois ton inscription en faculté de droit, je me sens joyeuse !

Voici une liste de nos besoins pouvant aider à l’expression :

  • Autonomie : rêves, buts, valeurs, sens
  • Bien-être : abri, contact, eau, expression, exercice, nourriture, protection, repos
  • Communication : beauté, spiritualité, ordre
  • Epanouissement : authenticité, créativité, intégrité
  • Interdépendance : amour, chaleur, confiance, réconfort, sincérité

En résumé, la Communication Non Violente a pour objectif d’exprimer nos besoins et nos sentiments sans employer de formules abstraites. Un clair basé sur l’observation et aidant autrui, lui permettra d’y réagir favorablement.

rawpixel 983649 unsplash - 3 Conseils pour une Communication Non ViolenteSource : La Communication Non Violente – Marshall B. Rosenberg

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Robin : Communiquant sur l'Europe, je pratique la photographie, le sport et je suis passionné par le développement personnel.

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